Pourquoi le Mali a changé d’alliés, une lecture stratégique ?

by Loïck Mfumu Loubassa Mossipy

Le repositionnement du Mali sur l’échiquier international suscite de nombreuses réactions. Entre critiques et soutiens, une chose est certaine : ce choix n’est ni improvisé, ni isolé. Il s’inscrit dans une dynamique géopolitique plus large.

Président Russe "Vladimir Poutine" et le président Malien G. Assimi Goïta 

Une rupture avec un modèle occidental contesté

Pendant près d’une décennie, la lutte contre l’insécurité au Mali a été largement soutenue par des partenaires occidentaux, notamment via l’Opération Barkhane. Pourtant, malgré des moyens importants, les résultats ont été jugés insuffisants par une partie de la population et des autorités. Ce décalage entre attentes et réalités a progressivement érodé la confiance.


La recherche d’alternatives stratégiques

Face à cette situation, les autorités maliennes ont choisi de diversifier leurs partenariats. La Russie, à travers des structures comme le Groupe Wagner, s’est positionnée comme une alternative offrant : Une réponse sécuritaire rapide, une coopération moins conditionnée politiquement, une approche basée sur la souveraineté nationale. 

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Une présence qui dépasse le cadre militaire

La présence russe en Afrique ne se limite pas à la sécurité. Elle s’inscrit dans une stratégie globale incluant : l’accès aux ressources naturelles, le renforcement d’alliances diplomatiques, l’influence informationnelle et politique. Des pays comme la République centrafricaine illustrent déjà ce modèle d’échange entre sécurité et intérêts économiques.


Une reconfiguration des rapports de force

Le cas du Mali révèle une transformation plus profonde : l’Afrique devient un espace de compétition entre puissances internationales. Dans ce contexte, la question essentielle n’est pas de savoir quel partenaire est le meilleur, mais comment les États africains peuvent défendre leurs propres intérêts.


Conclusion : vers une souveraineté stratégique ?

Le changement d’alliance du Mali doit être compris comme une tentative de rééquilibrage. Cependant, le véritable défi reste le même : Éviter de remplacer une dépendance par une autre. L’avenir du continent dépendra de sa capacité à construire une souveraineté stratégique, fondée sur des choix lucides et des partenariats maîtrisés. Enfin, il faut reconnaitre pour  le moment, les russes sont plus fiables que les français en ce qui concerne la relation diplomatique, politique et militaire. 


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